Produits dangereux, polluants et pesticides

Le Plan vert de la Ville de Shippagan a comme mandat de sensibiliser les gens aux effets et risques associés aux déversements de leurs produits dangereux dans les égouts et dans l’environnement.

Afin d’éliminer vos déchets domestiques dangereux de façons adéquates, vous pouvez communiquer avec COGEDES, située à Caraquet. De plus, le premier samedi du mois de juin, vous pourrez apporter gratuitement vos déchets domestiques dangereux (poisons, insecticides, engrais, matériaux réactifs et corrosifs, solvants, huiles, peintures, etc…) aux postes de pompiers de Lamèque et de Caraquet et au Centre de transbordement à Tracadie-Sheila.

1. Polluants

Les «déchets dangereux» sont les résidus de substances potentiellement nocives qui exposent la santé humaine ou l’environnement à un risque.

Il est facile de se débarrasser des déchets en les jetant dans une mer, rivière ou lac. En petite ou en grande quantité, jetés intentionnellement ou accidentellement, ils peuvent être emportés par le courant, mais ils ne disparaissent jamais. Ils réapparaissent à l’endroit où ils ont été jetés, souvent sous une autre forme, ou seulement dilués. Les masses d’eau douce peuvent décomposer certains de ces déchets, mais pas autant que la société d’aujourd’hui en rejette. La pollution est donc la surcharge qui en découle et qui finit par déséquilibrer l’écosystème.

Voici les types de polluants qui détériorent la qualité de l’eau :

1.1 Polluants non persistants (dégradables)

  • eaux usées domestiques
  • engrais
  • certains déchets industriels

L’impact le plus grave des produits dangereux sur l’environnement est l’envoi de phosphates et de produits à base de chlore dans les égouts, et qui finalement se déversent dans les lacs et rivières. S’il y a une charge trop élevée d’engrais, ce qui est de la nourriture par excellence pour les plantes, ceux-ci contribuent au développement et à la prolifération d’algues et de plantes aquatiques (eutrophisation). De plus, il peut y avoir consommation d’eau riche en nitrate, par les bébés, résultant de l’utilisation d’engrais azoté (fertilisation).

1.2 Polluants persistants (lentement dégradables)

  • certains pesticides (p. ex., le DDT)
  • percolation de l’eau à travers les ordures ménagères et les déchets industriels (penser au café fait au percolateur)
  • pétrole et les produits pétroliers
  • BPC, les dioxines et les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP)
  • substances radioactives (strontium 90, césium 137, radium 226, l’uranium…)
  • métaux (plomb, mercure, cadmium…

Les polluants persistants sont les types de pollution qui augmentent le plus rapidement. Certains de ces contaminants se dégradent très lentement ou ne peuvent pas être décomposés. Ils demeurent dans le milieu aquatique pendant plusieurs années. Les dommages qu’ils causent sont irréversibles ou ne peuvent être réparés qu’après des dizaines d’années ou même des siècles.

1.3 Autres polluants

  • l’eau chaude des tours de refroidissement (pollution thermique)
  • débris flottants
  • ordures
  • mousses

Ce sont là des exemples de pollution physique, et non pas de pollution chimique, qui enlèvent à l’eau une partie de ses attributs utilitaires et esthétiques. Dans certains cas, la pollution thermique peut tuer les poissons.

Nous pouvons quand même protéger l’eau en évitant d’utiliser des produits ménagers contenant des phosphates et des pesticides. De plus, nous devons utiliser le réseau d’égout d’une bonne façon, c’est-à-dire que nous devons éviter de jeter des déchets ou des médicaments dans les toilettes ou dans les égouts, car, malgré le traitement des eaux usées, certains contaminants passent cette barrière et polluent en bout de ligne l’eau. Voici quelques conseils à mettre en pratique pour protéger l’eau :

  •  Évitez d’utiliser des produits dangereux à la maison;
  • Pensez à la qualité de l’eau, même lorsque vous vous amusez;
  • Ne prenez pas le réseau d’égouts municipal pour une poubelle;
  • Ne jetez pas de produits dangereux dans les égouts pluviaux.

Voici une fiche pratique très intéressante qui décrit, de façon simplifiée, les impacts sur la santé et l’environnement des différents types de composants des produits de nettoyages.

Lien : fiche pratique nettoyage

2. Impacts des pesticides

2.1 Pesticides

Le terme « pesticides » englobe un ensemble très différent de produits dont la seule propriété commune est de pouvoir détruire des organismes vivants considérés comme nuisibles à l’homme et à ses biens.

Lorsque l’on applique des pesticides, l’environnement peut être contaminé par ces substances, que ce soit l’eau, l’air ou le sol. Ils peuvent avoir des effets nocifs sur les organismes non visés, y compris l’être humain. L’exposition à un pesticide peut se produire par différentes voies (ingestion, absorption cutanée et inhalation) et provenances (les aliments, l’eau potable et les résidus de pesticides utilisés à la maison, à proximité des maisons et des écoles) (source : http://www.hc-sc.gc.ca/ewh-semt/pubs/contaminants/pesticides-fra.php#a3).

2.2 Impacts sur la santé humaine :

Les risques sanitaires liés à l’exposition des personnes aux pesticides peuvent être liés à des intoxications aiguës (absorption accidentelle, contact cutané, inhalation lors de la manipulation ou lors de l’application des produits). Les principaux organes cibles sont le système nerveux central, le foie et les glandes surrénales. Les produits les plus souvent incriminés sont : les insecticides, les fongicides, puis les herbicides (source : http://www.observatoire-environnement.org/ore2010/Les-pesticides-quelques-reperes.html).

Les pesticides peuvent être dangereux pour la santé humaine. Les enfants sont particulièrement vulnérables aux effets nocifs des pesticides en raison de leur physiologie (par exemple, immaturité du système immunitaire et épiderme plus perméable) et y sont plus exposés en raison de leurs comportements (par exemple, tendance à porter des objets à la bouche). Les animaux de compagnie sont également vulnérables à ces produits (source : http://www.mddep.gouv.qc.ca/pesticides/permis/code-gestion/index.htm).

Les pesticides peuvent causer une intoxication aiguë, qui se traduit par des symptômes comme des rougeurs cutanées, des nausées, des vomissements, des étourdissements, des migraines, un manque d’appétit ou de la fatigue. Ces symptômes se manifestent généralement quelques minutes, heures ou jours après une exposition aux pesticides (source : http://www.ville.sainte-catherine.qc.ca/FRANcais/pesticides.html).

La toxicité chronique, beaucoup plus subtile, survient normalement après l’absorption répétée de faibles doses de pesticides sur une grande période. Malheureusement, le délai avant l’apparition des symptômes ou d’une maladie grave (cancer, maladie de Parkinson, etc.) peut être long. Il est alors difficile de faire le lien entre l’exposition aux pesticides et les symptômes observés (source : http://www.ville.sainte-catherine.qc.ca/FRANcais/pesticides.html).

2.3 Impacts sur l’environnement :

L’utilisation des pesticides entraîne très souvent la contamination de l’eau, de l’air et du sol. Elle rejoint ainsi les organismes non visés par l’application de ces produits et a donc un impact négatif sur la biodiversité (source : http://www.mddep.gouv.qc.ca/pesticides/permis/code-gestion/index.htm).

2.3.1 Impact sur la biodiversité

Les pesticides ont un impact important sur la biodiversité :

  • la dérive aérienne, produite lorsque des résidus de pesticides se déplacent hors de la cible visée, peut réduire la biodiversité et la compétitivité naturelle de certains organismes vivants.
  • un herbicide contaminant une zone avoisinantepeut réduire la capacité de reproduction des espèces végétales.
  • les emplacements herbacés fournissent «maison», lieux de reproduction et nourriture aux différents organismes vivants. Un appauvrissement de la diversité des plantes cause un déplacement des espèces, et parfois même leur extinction.

Certains pesticides sont très toxiques pour les organismes aquatiques. La dérive de ces produits appliquée à proximité des plans d’eau est donc un risque important pour les écosystèmes aquatiques (eutrophisation, mort des poissons, etc.). D’autres pesticides occasionnent aussi des effets négatifs sur la biodiversité, par exemple, des oiseaux comme le goéland argenté sont sensibles aux résidus de pesticides qui s’accumulent dans leurs tissus, ce qui a pour effet de nuire à certains processus biologiques tels que la croissance et la reproduction.

Les insecticides peuvent également nuire considérablement aux insectes favorisant la pollinisation, ce qui produit éventuellement une baisse de production dans certaines cultures.

2.3.2 Contamination de l’eau

La contamination de l’eau potable par les pesticides constitue un problème réel. La présence de pesticides dans les eaux de surface résulte principalement du ruissellement de surface et du drainage souterrain des sols. Lors de fortes pluies, l’eau de ruissellement transporte des pesticides, utilisés pour le traitement des pelouses, des parcs et des terrains de golf, sous forme dissoute dans l’eau et des sédiments sur lesquels sont adsorbés les pesticides dans les cours d’eau, baie, lacs les plus près. Cela a donc un impact néfaste à long terme sur l’environnement aquatique (poissons, algues…)

Le transport des pesticides dans les formations aquifères peut se faire de différentes façons (source : http://www.mddep.gouv.qc.ca/pesticides/reflexion/rapport-pesticide.pdf):

  • l’infiltration à travers le sol a été reconnue comme étant la principale voie de contamination des eaux souterraines par les pesticides. Cela peut se faire sur de longues distances et occasionner la contamination de grandes étendues.
  • peut se faire directement par les puits